ActualitéCOMPTES 2005
Agir au plus près des populations
Mis en ligne le 13 juin 2006
S'il fallait s'interroger sur la nécessité d'une action humanitaire indépendante de toute logique politique, médiatique ou financière, différents événements survenus en 2005 nous auront rappelé à quel point le soutien de nos donateurs et le respect de notre engagement de transparence sont des conditions indispensables à la mise en oeuvre de secours.
Alors que la pression médiatique se focalisait sur la crise du Tsunami, Médecins Sans Frontières a tenu un discours différent en demandant aux donateurs de dédier leurs dons à d'autres crises. Nous avions alors estimé le niveau des dons suffisant pour couvrir les réponses que nous pouvions apporter aux besoins des populations touchées par ce drame. Ainsi, en réponse à cette catastrophe naturelle sans précédent, 5,4 M€ ont été dépensés par la section française (24 M€ pour l'ensemble des sections de Médecins Sans Frontières).
Dans le même temps, nos équipes sont restées très impliquées dans des contextes à moindre visibilité mais où des milliers de vie étaient en jeu : populations victimes des conflits au Darfour, en République Démocratique du Congo, au Népal... Crises nutritionnelles au Niger et au Nigeria, aide aux victimes du séisme au Pakistan, réponse aux épidémies et prise en charge des malades du sida au Malawi, au Kenya, au Cambodge ou au Guatemala, populations exclues des soins en France. Ce sont au total 125 projets dans 38 pays - pour la seule section française - qui auront mobilisé notre énergie. 125 projets que nous n'aurions pu mener sans votre confiance.
Dans le même temps, nos équipes sont restées très impliquées dans des contextes à moindre visibilité mais où des milliers de vie étaient en jeu : populations victimes des conflits au Darfour, en République Démocratique du Congo, au Népal... Crises nutritionnelles au Niger et au Nigeria, aide aux victimes du séisme au Pakistan, réponse aux épidémies et prise en charge des malades du sida au Malawi, au Kenya, au Cambodge ou au Guatemala, populations exclues des soins en France. Ce sont au total 125 projets dans 38 pays - pour la seule section française - qui auront mobilisé notre énergie. 125 projets que nous n'aurions pu mener sans votre confiance.
» Les emplois 2005, un volume d'urgences inégalé
Deux faits marquants distinguent l'année 2005. D'une part, le montant jamais atteint - 33 M€ contre 19 M€ en 2004 - ayant servi au financement d'opérations d'urgence et, d'autre part, l'augmentation importante des projets répondant à des situations d'épidémies ou d'endémies.
Les emplois combinés utilisés* s'élèvent ainsi à 137,7 M€ dont 122 M€ (soit 88,6%) affectés aux différentes missions sociales de l'association. Cela représente une augmentation de 30 M€ par rapport à 2004, qui s'explique en partie par notre présence sur les deux catastrophes naturelles survenues en 2005 (Tsunami et Pakistan pour 10 M€ au total), une augmentation de nos activités au Soudan (12,4 M€, Darfour inclus) ainsi qu'une réponse à l'épidémie de malnutrition au Niger (14,3 M€).Les postes de dépenses médicales et nutritionnelles, logistiques et en personnels issus directement des pays d'interventions enregistrent les plus fortes hausses.
Les dépenses liées à la recherche de fonds diminuent en proportion mais augmentent en volume : poursuivre notre investissement pour la recherche de donateurs privés et réguliers est l'un de nos objectifs afin de conserver notre indépendance et notre capacité à apporter des secours vitaux en fonction du seul besoin des populations et en dehors de tout agenda politique ou médiatique.
Le niveau des frais de fonctionnement quant à lui, reste stable avec 4 % des dépenses.
Les emplois combinés utilisés* s'élèvent ainsi à 137,7 M€ dont 122 M€ (soit 88,6%) affectés aux différentes missions sociales de l'association. Cela représente une augmentation de 30 M€ par rapport à 2004, qui s'explique en partie par notre présence sur les deux catastrophes naturelles survenues en 2005 (Tsunami et Pakistan pour 10 M€ au total), une augmentation de nos activités au Soudan (12,4 M€, Darfour inclus) ainsi qu'une réponse à l'épidémie de malnutrition au Niger (14,3 M€).Les postes de dépenses médicales et nutritionnelles, logistiques et en personnels issus directement des pays d'interventions enregistrent les plus fortes hausses.
Les dépenses liées à la recherche de fonds diminuent en proportion mais augmentent en volume : poursuivre notre investissement pour la recherche de donateurs privés et réguliers est l'un de nos objectifs afin de conserver notre indépendance et notre capacité à apporter des secours vitaux en fonction du seul besoin des populations et en dehors de tout agenda politique ou médiatique.
Le niveau des frais de fonctionnement quant à lui, reste stable avec 4 % des dépenses.
» D'où viennent nos ressources ?
Les ressources totales utilisées combinées* s'élèvent pour 2005 à 145 M€, en augmentation de 29,8 M€ (+26%) essentiellement imputable au formidable élan de solidarité manifesté lors de la catastrophe du Tsunami et au soutien des donateurs réguliers de plus en plus nombreux chaque année. La totalité des fonds affectés au Tsunami collectés en 2004 et 2005 ont été utilisés, soit dans le cadre de nos programmes en Asie du Sud-Est, soit réaffectés, avec le consentement de nos donateurs, à d'autres opérations de secours (comme celle du Niger). Les ressources privées utilisées s'élèvent cette année à 136,5 M€, soit 94% du budget global (ou 92,8% si on ne considère que les ressources issues de la recherche de fonds).
Les fonds institutionnels publics affectés à des programmes précis s'élèvent à 8,5M€ soit 6% des ressources combinées utilisées, contre 18 M€ l'année précédente. ECHO - l'office humanitaire de la communauté européenne - reste le principal financeur institutionnel avec une contribution de 4,8 M€. Cette diminution s'explique par notre volonté de conserver notre autonomie opérationnelle en dehors de toute considération politique.
Ainsi, en 2005, Médecins Sans Frontières enregistre un résultat excédentaire de 9,8 M€ affecté aux réserves de l'association. Ces réserves nous permettent de disposer de la trésorerie nécessaire pour réagir sans délai aux situations d'urgence et de garantir la continuité de nos secours en cas de baisse de la collecte de fonds.
Les fonds institutionnels publics affectés à des programmes précis s'élèvent à 8,5M€ soit 6% des ressources combinées utilisées, contre 18 M€ l'année précédente. ECHO - l'office humanitaire de la communauté européenne - reste le principal financeur institutionnel avec une contribution de 4,8 M€. Cette diminution s'explique par notre volonté de conserver notre autonomie opérationnelle en dehors de toute considération politique.
Ainsi, en 2005, Médecins Sans Frontières enregistre un résultat excédentaire de 9,8 M€ affecté aux réserves de l'association. Ces réserves nous permettent de disposer de la trésorerie nécessaire pour réagir sans délai aux situations d'urgence et de garantir la continuité de nos secours en cas de baisse de la collecte de fonds.
* L'analyse des comptes annuels du groupe Médecins Sans Frontières se fait sur la base du compte d'emploi des ressources combiné. Cette opération de combinaison qui consolide l'ensemble des comptes de l'association et de ses satellites (MSF Logistique, la Fondation Médecins Sans Frontières, Epicentre, EUP, SCI MSF et Sabin...) est un des éléments majeurs de notre transparence.




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